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La gestion des émotions de vos tous petits (Partie 1)

30 janvier 2019

Dans nos micro-crèches Heididom, nous veillons à toujours respecter les émotions des plus petits.
En effet, tout contact physique avec l’enfant se doit d’être doux et respectueux car le toucher stimule le développement des réseaux entre les neurones du cerveau. L’adulte doit donc être très vigilant dès qu’il touche l’enfant, que ce soit quand il le porte, le change, le lave, le prend dans ses bras. Ses actions pourront autant avoir un effet positif sur le développement de son cerveau qu’un effet dévastateur.

Le cerveau est composé de trois grandes parties, chacune reliée par un réseau complexe de circuits neuronaux.

Le cerveau archaïque, dit cerveau reptilien, est la partie la plus ancienne du cerveau humain apparu il y a plus de 50 millions d’années chez les poissons, puis les amphibiens, et les réptiles. Il permet de gérer les fonctions primaires liées à la physiologie de base : respiration, rythme cardiaque, pression matérielle, sommeil, équilibre, ainsi que les comportements instinctifs liés à la survie, les réflexes d’attaque ou de fuite. S’il est très actif chez l’homme, il est évidemment très vivace chez l’enfant.

Le cerveau émotionnel, dit système limbique est apparu il y a 150 millions d’années. Il permet de ressentir toute la gamme des émotions et est impliqué dans l’olfaction, l’apprentissage et la mémoire. Ces émotions sont tempérées par le néocortex qui régule aussi nos instincts primitifs.

Le néo cortez dit cerveau supérieur, qui a commencé son expansion chez les primates, il y a 3 millions d’années. Il représente 85% du volume cérébral et enveloppe les régions les plus anciennes. Il est le cerveau de la conscience, du langage, des capacités d’apprentissage, des perceptions.

Si le cerveau archaïque est le plus développé chez l’enfant, il est donc évident qu’il est impossible pour le tout-petit de tempérer ses émotions car par la structure même de son cerveau il ne peut que se laisser facilement envahir par de vives émotions. Les études menées autour de l’architecture du cerveau du tout-petit nous permettent de comprendre qu’il ne fait pas de caprices comme on l’a longtemps pensé. Il n’est tout simplement pas en mesure de contrôler ses émotions seul devant une situation qui provoque peur et angoisse. Cela ne doit bien entendu pas empêcher l’adulte de fixer des règles claires mais il doit, en cas de trop plein d’émotions, accompagner le tout-petit pour lui apprendre peu à peu à les gérer.

Plus l’adulte est compréhensif envers le bébé et le soutient émotionnellement, plus celui-ci verra les régions de son cerveau gérant les émotions, notamment certaines zones du système limbique et du cortex préfrontal, se développer.

Pour apprendre à gérer ses émotions, le tout-petit a donc besoin d’être aidé par les adultes. Tout réconfort apporté stimule la création de connexions nerveuses qui permettront à l’être de s’adapter tout au long de sa vie.