1er réseau de micro-crèches Montessori en France

pour l’épanouissement des tout-petits et le bonheur des parents
Les lits au sol sont en place dans certaines de nos micro-crèches ! 26 septembre 2018

Maria Montessori a passé une grande partie de sa vie à étudier le comportement des enfants et notamment leur sommeil.

Le sommeil de l’enfant est un sujet qui préoccupe tous les parents. Et d’après Maria Montessori, « Personne ne doute que le sommeil ne soit utile. Mais l’enfant est un être capable d’observation. Ce n’est pas un dormeur par nature. Il a besoin d’un temps de sommeil normal et, sans doute, devons-nous le seconder scrupuleusement dans ce besoin. Il faut pourtant distinguer le sommeil normal de l’enfant du sommeil artificiel que nous provoquons chez lui. »

Dans cette réflection, Maria Montessori remet également en cause le rôle du lit à barreau, comparé à une cage dans lequel encore de nombreux enfants dorment aujourd’hui. « Le lit des enfants qui savent déjà se mouvoir seuls est une hérésie. Différent du berceau qui a sa beauté  et moelleux, différent du lit des grandes personnes fait pour s’étendre commodément et dormir, ce qu’on appelle le lit d’enfant est la première prison qu’offre la famille à ces être qui luttent pour leur existence intellectuelle. La haute cage de fer dans laquelle les parents les font descendre pour trouver le gîte forcé est à la fois une réalité et un symbole. Les enfants sont les prisonniers d’une civilisation construite exclusivement par l’adulte pour le bien de l’adulte, qui se resserre toujours davantage, ne laissant à la liberté de l’enfant qu’un espace progressivement réduit. Le lit de l’enfant est une cage surélevée afin que l’adulte puisse manier l’enfant sans avoir le mal de se baisser ; il peut ainsi ainsi abandonner cet être qui, sans doute, va pleurer, mais ne se blessera pas. »

L’avantage du lit à barreau est très limité lorsque l’on cherche à répondre aux besoins de nos enfants. En effet, les enfants qui dorment dans les lits à barreaux appellent leur parent ou pleurent lorsqu’ils sont réveillée, car ils se retrouvent coincés et donc dans l’impossibilité d’en sortir seul. L’adulte doit alors se lever pour aller chercher/consoler son enfant.

« L’enfant doit avoir le droit de dormir quand il a sommeil, de s’éveiller quand il a fini de dormir, et de se lever quand il le veut. »

Dans certaines micro-crèches Montessori, des matelas au sol ont été installés. De ce fait, quand les enfants se réveillent de leur sieste, ils sortent seuls de leur lit et peuvent retourner avec les autres enfants en toute autonomie. Tout se passe dans le calme et le silence, dans la sérénité et au rythme de chaque enfant. « Aussi conseillons-nous l’abolition du classique lit d’enfant et son remplacement par un matelas très bas, recouvert d’une grande couverture, sur lequel l’enfant peut se coucher et qu’il peut quitter à sa volonté. »

Tous les enfants ont très bien réagi à cette nouveauté, ils n’ont plus à pleurer pour sortir de leur lit et peuvent vivre leur sieste en toute sérénité.